RR

Une après-midi avec le GFX100RF

1 août 2026

Découverte d’un appareil, la reprise d’une pratique

J’ai eu l’occasion, le temps d’une après-midi de mars, de découvrir le Fujifilm GFX100RF lors d’un workshop organisé par Fujifilm France à la boutique Panajou de Bordeaux, animé par le photographe HKvisuals et en présence de la danseuse Raphaëlle Gault.

Habitué aux appareils télémétriques argentiques moyen format de la marque — notamment le Fuji G690 III ou le GA645 — j’avais hâte de voir ce que le numérique pouvait apporter à ce type de boîtier.

L’appareil surprend d’abord par sa compacité (seulement 133.5 x 90.4 x 76.5 mm) et son poids contenu : seulement 735g avec batterie et cartes mémoires. Des choix techniques ont clairement été faits pour arriver à ce résultat. L’optique fixe est un 35mm (équivalent 28mm), ouvrant à f:4, doté d’un obturateur central. Le capteur de 102 Mp reprend le format 4/3 utilisé depuis longtemps sur la gamme moyen format (43,8 x 32,9 mm). Contrairement à ses grands frères GFX100 II et GFX100S II, ce capteur n’est pas stabilisé — un choix qui permet un poids réduit, un encombrement moindre en profondeur, et probablement un cercle image plus restreint, le capteur n’ayant pas besoin de bouger.

L’enregistrement se fait sur deux slots SD, de préférence en UHS-II pour encaisser les fichiers 102Mp. Le RAW (RAF) est disponible en 14 ou 16 bits, et les amateurs de JPEG retrouveront les fameuses Recipes de la marque.

Ce qui a le plus retenu mon attention reste la petite molette de sélection de ratio. On y retrouve l’histoire de la marque à travers de nombreux formats : le 4:3 (base du capteur, héritage du 6×4,5 argentique), le 3:2 des pleins formats, le 16:9, le carré 1:1 (Fujica 6), le 5:4 (format des plan-films grand format) — et même le 3:4, dont je peine encore à saisir l’intérêt, une simple rotation à 90° permettant déjà de conserver la pleine résolution du capteur.

Mon vrai coup de cœur : les formats panoramiques.
Le 6:17, en hommage aux Fuji G617 et GX617 (images 6x17cm sur film 120), et le 65:24, clin d’œil aux Fuji TX-1/TX-2 et au célèbre Hasselblad Xpan.

Côté options internes, on retrouve le filtre ND 4 stops intégré à l’optique (comme sur le X100VI), ainsi qu’un zoom numérique par crop du capteur. Je n’ai pas testé les hauts ISO — la plage s’étend de 80 à 12800 en standard, jusqu’à 102400 en étendu.

Le déroulé du workshop

Le workshop s’est divisé en deux sessions : une en extérieur, l’autre en studio, en lumière naturelle. Avant de partir en ville, le photographe HKvisuals nous a présenté son travail sur la danse à travers une sélection de ses images.

Pour notre premier spot, direction la place de la Victoire. Après une première mise en place avec la danseuse, il nous a encouragés à communiquer avec le modèle — proposer des poses, des intentions, varier les angles et les regards.

En studio, Raphaëlle a changé de tenue, passant du noir au blanc. Le photographe nous a de nouveau montré sa maîtrise du sujet, avant de nous laisser travailler notre œil et nos cadrages.

Mon ressenti

La prise en main de cet appareil, après plus de deux ans sans avoir pu faire de session photo, n’a pas été simple. Je ne connaissais pas l’ergonomie Fuji — le seul modèle que j’avais pu essayer étant un X-T1 en 2016 — et j’avais une certaine appréhension face à un viseur électronique de cette génération.

Après un petit temps d’adaptation, tout tombe pourtant assez bien sous les doigts ; la prise en main est agréable, même avec de grandes mains. Un bémol cependant : il est facile de toucher le zoom numérique sans s’en rendre compte, et de ne le découvrir que plus tard, en revoyant ses images.

J’ai utilisé ce boîtier les trois quarts du temps en mode « fainéant », en quasi-automatique, ne touchant que l’ouverture. Je regrette un peu de ne pas être passé davantage en manuel — j’aurais sans doute obtenu des images plus proches de ma vision.

À l’issue de ce workshop, je ne suis pas reparti les mains vides. Le GFX100RF étant malheureusement hors budget (même d’occasion), je me suis rabattu sur son petit frère, le X100VI — dont un futur article vous donnera mon ressenti et les raisons de ce choix.

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